Abraham et Isaac.

Suivant la promesse des trois anges, Abraham et Sara eurent un fils qu'ils nommèrent Isaac. Lorsque l'enfant eut grandi, Dieu éprouva la confiance d'Abraham en lui demandant d'emmener son fils sur un certain mont et de le lui offrir en sacrifice.

      Aussitôt Abraham se mit en route avec son fils, qui portait le bois pour le feu. Le patriar-che prépara l'autel, lia Isaac et s'apprêtait à l'immoler quand un Ange du Seigneur l'arrêta et lui fit sacrifier à la place un bélier retenu dans un buisson par les cornes.    
Le sacrifice interrompu d’Isaac

    Que signifie cet évènement ? D'abord Abraham manifeste par cela son respect de Dieu, qui lui font obéir même quand il ne peut comprendre la Providence divine et qu'il souffre en son amour paternel. C'est pourquoi il répond à Isaac qui lui demande où est l'agneau pour l'holocauste : « Mon fils, Dieu y pourvoira ». 

Mais Dieu voulait aussi montrer par là à son peuple élu qu'Il rejette tout sacrifice humain. Grâce à cet épisode, les Hébreux par la suite sauront qu'ils doivent se tenir soigneusement à l'écart des pratiques horribles des cultes païens qui vont se multiplier autour d'eux dans l'Antiquité.

    Enfin, cet événement est prophétique : il préfigure le sacrifice volontaire du Fils de Dieu, notre Seigneur Jésus Christ qui, Lui, porte le bois de la Croix en montant au Golgotha pour Sa Passion et, après trois jours au tombeau, échappe à la mort, cette fois-ci définitivement, par Sa glorieuse Résurrection.     

Ainsi, à cette confiance immense en Dieu d'Abraham, prêt à lui sacrifier ce qui lui est le plus cher au monde répond l'infini amour de Dieu pour l'humanité, Lui qui envoie Son Fils souffrir dans Sa nature humaine pour vaincre la mort et le péché et nous donner de participer à nouveau à Sa nature divine. C'est pourquoi, après le sacrifice interrompu d'Isaac, Dieu dévoile cette promesse du Sauveur qui doit venir de la descendance d'Abraham : « Toutes les nations de la terre voudront être bénies  en ta postérité, car tu as obéi à Ma voix. »

A la mort de Sara, Abraham se préoccupa de marier son fils non avec une Cananéenne, d'une nation idolâtre, mais avec une jeune fille de sa tribu, restée en Mésopotamie : car il voulait que sa famille garde la connaissance du vrai Dieu. C'est pourquoi il envoya son serviteur Eléazar trouver une fiancée pour Isaac. En arrivant là-bas, Eléazar s'arrêta près d'un puits et pria Dieu qu'Il lui permette de trouver cette fiancée d'Isaac dans la première qui lui donnerait à boire. 

    Rébecca, une belle jeune fille, vint puiser de l'eau avec sa cruche et non seulement elle en offrit à Eléazar mais elle s'empressa aussi d'abreuver les chameaux du voyageur, révélant ainsi la beauté de son âme, sa bonté et son hospitalité.
      Alors le serviteur, appre-nant avec émerveillement que Rébecca était la propre petite nièce d'Abraham, comprit que Dieu avait exaucé sa demande :      
Rébecca abreuve les chameaux  d’Eléazar

il s'empressa de recevoir la bénédiction des parents et l'accord de la jeune fille pour son mariage avec Isaac et partit avec elle rejoindre Abraham et sa famille au pays de Canaan.

    Ainsi nous est montré le type même du mariage béni par Dieu, où doivent être recherchées avant tout la beauté intérieure, l'union dans la foi et l'expression de la volonté divine. 

Avec l'aide de Dieu va tout naturellement se développer l'amour des époux et l'édification de la famille, cette "petite église", suivant l'expression du saint Apôtre Paul. Ce puits de la rencontre d'Eléazar et Rébecca symbolise bien ce souci de la profondeur, le rejet des apparences trompeuses.


Voici la courte prière que nous pouvons réciter pour notre famille : Sauve Seigneur, et prends en pitié mes parents (noms..) , mes frères  et sœurs, ma parenté selon la chair et tous les proches de ma famille, mes amis. Accorde-leur Tes bienfaits matériels et immatériels.