Le peuple élu dans la période hellénistique.

Après deux cents de domination, le royaume des Mèdes et des Perses, auquel étaient soumis les Juifs, fut conquis par les Grecs d’Alexandre de Macédoine, qui respecta le Temple et étendit sa protection sur le peuple élu. Après la mort d’Alexandre le Grand (323 av. J.C.), son empire fut divisé entre quatre de ses lieutenants, dont Ptolémée qui devint roi d’Egypte et également de Palestine. Il fit s’installer en Egypte des milliers de Juifs.

Sous le règne de son fils Ptolémée Philadelphe, qui montrait de la bienveillance à l’égard des Juifs, fut réalisée une œuvre providentielle : la traduction d’hébreu en grec des livres de l’Ancien Testament, appelée Livre de la Septante, parce qu’elle fut effectuée par soixante dix érudits juifs rassemblés à Alexandrie. Le  roi  voulait de cette manière prendre connaissance de la Loi de Moïse.
Mais en même temps, cette traduction des Saintes Ecritures,  dans la langue grecque si répandue à l’époque, permettait à l’humanité païenne de s’initier à la connaissance du vrai Dieu unique et d’ainsi se préparer à la venue du Christ. C’est cette version de la Septante, inspirée par Dieu, qui est en usage dans l’Eglise orthodoxe C’est aussi la plus ancienne, puisque l’original hébreu n’a pas été conservé.

Le saint vieillard Siméon, suivant la tradition, faisait partie de ces traducteurs de la Septante. Parce qu’il s’étonnait des paroles prophétiques d’Isaïe sur la Vierge qui enfanterait le Sauveur, il lui annoncé qu’il ne mourrait pas avant d’avoir vu de ses propres yeux le Seigneur petit enfant. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Cet événement  est célébré par l’Eglise dans la fête de la Sainte Rencontre le 2/15 février quand le Christ, quarante jours après Sa naissance, est par Sa Mère au Temple, où il est accueilli par saint Siméon avec les mots de cette belle prière qui est lue ou chantée à l’office des Vêpres : Maintenant, Maître, Tu laisses Ton serviteur s'en aller en paix, selon Ta parole, car mes yeux ont vu Ton salut, que Tu as préparé à la face de tous les peuples, Lumière qui se révèle aux nations et gloire de Ton peuple Israël.

Au bout d’une centaine d’années, le pouvoir en Judée passa des Lagides d’Egypte à une autre dynastie grecque, celle des Séleucides de Syrie,  qui cherchèrent Ste Solomonie, mère des Maccabées par tous les moyens à helléniser les Juifs en leur faisant renoncer à leur foi et leurs coutumes, en les forçant à sacrifier aux idoles et en persécutant cruellement ceux qui s’y refusaient. 

Ainsi le roi Antiochos Epiphane fit périr un juste vieillard, le prêtre Eléazar, qui refusait même de faire semblant de manger de la viande de porc interdite par la Loi, de même que la juste Solomonie et ses sept fils, appelés les Maccabées, qui représentent pour l’Eglise des protomartyrs, les martyrs de l’Ancien Testament, car ils n’ont pas craint de perdre leur vie pour sauver leur âme, préférant obéir à Dieu plutôt qu’au roi impie.   

Puis un autre prêtre nommé Matthatias avec ses fils, appelés les Asmonéens, prit la tête de la révolte en Judée contre un pouvoir persécuteur de la foi. En 129  av. J.C., le royaume des Séleucides s ’effondre définitivement et c’est Jean Hyrcan, un petit-fils de Matthatias, qui devenu roi, rendit à nouveau la Judée indépendante et, avec ses successeurs lui redonna un temps la puissance qu’elle avait eue au temps du roi David.

Le général romain Pompée en 63 av. J.C. déposa du trône Hyrcan II, le dernier roi asmonéen mais le laissa gouverner comme grand-prêtre. Enfin, un ami d’Hyrcan converti en apparence à la Loi de Moïse, Antipater, s’attira la faveur des Romains et se fit confier par eux le pouvoir en Judée. Son fils, le cruel Hérode, qui restaura magnifiquement le Temple pour se concilier les Juifs, régnait sous la tutelle romaine quand est né le Messie tant attendu par le peuple élu, notre Seigneur Jésus Christ.